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Fabienne Schmitt exprime ses émotions du bout de ses pinceaux

La peinture n ‘est pas un simple loisir pour Fabienne Schmitt. La jeune femme vi réellement sa peinture. De croquis en toiles, elle a exposé à Troyes et Cannes. Elle accroche ses tableaux cette semaine à Forbach.

« Parfois, j’ai l’impression que je suis peintre par accident. Et parfois, je me dis non ; je suis faite pour cela ». L’esprit de Fabienne Schmitt oscille sans cesse. Mais la peinture a toujours accompagné la jeune femme, qui expose à partir de ce jeudi au Cac à Forbach. « Mon père Jean-Claude Hoff était peintre en bâtiment. Mais il peignait aussi pour ses loisirs. Son plus grand souhait était que je fasse une école », explique Fabienne. A l’âge de 20 ans, elle intègre ainsi l’école d’arts plastiques. « A l’époque, je « peignotais », je faisais plutôt du coloriage. Ce n’était pas un accomplissement. Et puis, j’ai tout plaqué pour voyager ». Elle prend la direction de la Turquie, pays coincé entre deux continents qui la fascine et dont on retrouve trace dans ses tableaux. A son retour, elle ne reprend pas ses pinceaux. Elle s’oriente vers une carrière médicale, à Forbach puis à Metz. C’est dans cette ville qu’elle reprend goût à la peinture, en fréquentant l’atelier Icart. « J’ai pris des cours, retravaillé les bases. J’ai rencontré un peintre, Domenico Provenzano, qui m’a beaucoup fait progresser. Il ne m’a pas mise face à mon destin, car je ne crois pas au destin. Mais il m’a posé des questions essentielles. J’ai cheminé avec lui ». Cette rencontre sera déterminante pour Fabienne. Jamais plus elle ne reposera son pinceau, même si celui-ci est moins actif le temps qu’elle fonde une famille.

Des galeries à Troyes et Cannes

Il y a deux ans, la jeune femme reprend des cours chez Neuman, galerie et école de peinture à Metz. C’est son atelier principal, même si Fabienne peint aussi chez elle, à Cocheren. Elle commence à travailler sur toile ; aujourd’hui, elle utilise essentiellement la technique de l’acrylique. La jeune peintre évolue, produit. « Pour moi, il y a eu une nouvelle découverte : les expositions. On m’a dit que ce que je faisais était bien, que je devrais le montrer ». Un pas qu’elle franchit en accrochant ses toiles aux cimaises à Audun-le-Tiche et Hagondange. Là, un galeriste de Troyes est touché par sa peinture. Il décide de l’exposer. Fabienne est aussi contactée par une galerie de Cannes, qui prend plusieurs de ses toiles. « Ma peinture est essentiellement figurative. Ce qui m’inspire, ce sont les émotions. Si quelqu’un regarde un de mes tableaux et ne ressent rien, je n’ai pas réussi. Si je suscite une réaction par contre, j’ai l’impression d’avoir créé quelque chose ». Dans quelques mois, Fabienne sera confrontée aux pires critiques : les enfants. Elle a en effet accepté de travailler sur une fresque pour l’école de Cocheren. L’occasion sans doute de raconter encore des émotions : « je ne suis pas écrivain, je n’ai pas les mots pour ex- primer ce que je ressens. Je le fais avec mes mains et mes pinceaux. J’aime la peinture, j’aime les gens. Peindre m’aide à faire rayonner des choses positives autour de moi », explique Fabienne, une lumière au fond de ses yeux bleus. Et des émotions, elle a encore beaucoup à faire partager : « je n’aurai pas assez d’une vie!»

Fabienne Schmitt expose au Cac de Forbach du jeudi 16 au lundi 20 janvier. Exposition visible de 14 h à 19 h.

C.C.

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